Research group Transcultural Literary Studies

Transcultural Literary Studies is a vibrant field that brings together several researchers in the Department of Romance Studies and Classics. Our research group focuses on a broad range of issues related to the translation, circulation and reception of literature, and also examines literary multilingualism in all its forms.

Our work is concerned with different kinds of literary and cultural mediation – such as translation, self-translation, and re-translation –, and also considers sociological aspects of literary circulation, including how literature is selected, packaged, read and introduced in new cultural contexts. We are interested in how various cultural actors, through their agency and practices, facilitate (or impede) the transfer of literary texts across cultural, national and linguistic borders. Another important and growing area concerns literary multilingualism, including the study of multilingual authors, multilingual texts, and diasporic literatures which challenge traditional notions of monolingual national literatures.


The members of our group are active within various national and international networks and projects. A number of conferences, symposia, guest lectures and master’s and doctoral courses have been organized over the years.




This research group has no members.

There are no research project connections.

Centre for Canadian Studies

Nouvel article de Christophe Premat dans The Conversation

La littérature autochtone francophone fait désormais partie du paysage culturel, au Québec et dans le mond La Journée internationale des populations autochtones est célébrée le 9 août et donne l’occasion de revenir sur l’affirmation de la littérature autochtone au Québec. Cette littérature a émergé en 1976 avec la publication du livre autobiographique d’ An Antane Kapesh (1926-2004) , J e suis une maudite sauvagesse . Une nouvelle phase est désormais atteinte depuis quelques années alors que la multiplication des conférences et des festivals attestent d’un fort ancrage éditorial. Certaines maisons d’édition, telles que Mémoire d’encrier ou La Peuplade , ont contribué à la découverte et à la valorisation de ce patrimoine au Québec. Plusieurs titres se classent désormais dans les meilleures ventes au Québec, comme Kukum , de l’écrivain et journaliste aux racines innues Michel Jean. Paru en 2019, il est l’un des plus grands succès littéraires québécois des dernières années, avec plus de 200 000 livres vendus. Le récit fera l’objet d’une adaptation théâtrale présentée au TNM cet automne. Directeur du centre d’études canadiennes de l’Université de Stockholm, je travaille particulièrement sur la littérature autochtone canadienne. Mon plus récent article, « Penser une ontologie décoloniale » , à partir du Manifeste Assi, de Natasha Kanapé Fontaine, a obtenu le prix 2023 du meilleur article du British Journal of Canadian Studies .   La littérature, une réaction à la barbarie Le succès de cette littérature va de pair avec une reconnaissance progressive de l’identité des Premières Nations au Canada, même s’il reste beaucoup de chemin à faire . Ce travail institutionnel est ainsi illustré par les conclusions de la Commission de vérité et réconciliation (2007-2015) qui a révélé la maltraitance de générations d’enfants autochtones dans ce qu’on a appelé les « pensionnats indiens » . De nombreux témoignages ont été déposés et analysés pour comprendre les raisons de cette acculturation dont l’objectif était bien de « tuer l’Indien » et de séparer les enfants de leurs familles pour en faire de vrais citoyens canadiens et leur donner une éducation chrétienne. Le dernier pensionnat a fermé ses portes en 1996 au Québec, mais le traumatisme continue de toucher des générations autochtones qui ont perdu leurs racines. La littérature autochtone francophone est d’abord une réaction à cette barbarie. Elle cherche à donner une autre image des Premières Nations. Que ce soit dans Atuk de Michel Jean ou dans Kuei, je te salue de l’écrivaine et artiste multidisciplinaire innue Natasha Kanapé Fontaine (en dialogue avec le journaliste et écrivain Deni Ellis Béchard ), la question des écoles résidentielles est abordée comme l’un des pires symboles de la pensée coloniale .

Department of Romance Studies and Classics

Alice Duhan, Romklass, awarded Swedish Research Council grant

Alice Duhan, currently postdoctoral research fellow at Romklass, has been awarded research funding from the Swedish Research Council in the annual call for humanities and social sciences. Her three-year project, "Translingual Writing post-1945 and the Multilingual Spaces of French Fiction", examines literary texts written by second language authors in French and asks how this literature can contribute to a re-reading of recent French literary history from the vantage point of multilingualism. Authors who write and publish literary texts in their second, third or fourth chronologically acquired language have always existed. It is indeed perhaps surprising that it is only in the last twenty years that a specialized research field has emerged that studies this “translingual” literature as a specific sub-category within literary studies. This project focuses on translingual fiction in French from 1945 onwards, a period when translingual writers not only came to play a particularly prominent role within French-language literature, but also increasingly came to be viewed – and often to perceive themselves – as belonging to a specific “translingual” literary tradition. The study aims to establish for the first time an overview and periodization of translingual writing in French from the mid-twentieth century to today, and will also contribute to our understanding of how translingual writing has been theorised and received in a specifically French-language context.

No events available.