Karl Gadelii & Sarah Harchaoui, Université Paris-Sorbonne (Paris IV) presenterar på franska studier inom ämnet "Traduction & sociolinguistique".

Presentationerna följs av en "table ronde" med samma ämne.

(Organisatörer: Françoise Sullet-Nylander och Adèle Geyer)

1) Abstrakt Karl Gadelii, professeur à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Traduire les « lectes »
La traduction d’une langue « standard » en une autre langue « standard » pose déjà problème quand il s’agit de trouver dans la langue cible les équivalents des mots et expressions de la langue source. Ce problème est d’autant plus grand quand le texte source est rédigé partiellement ou entièrement en un dialecte ou sociolecte particulier, qui par définition s’éloigne de la langue « standard ». Le traducteur est confronté à un dilemme car s’il se tient proche de la source, la traduction risque d’être difficile à comprendre pour le lecteur de la langue cible, et s’il s’adapte à la langue cible, la traduction peut produire des connotations non souhaitées, notamment dans le cas des dialectes. Nous traiterons dans cette optique le « parler de la banlieue », notoirement difficile à classer en termes de dialecte ou sociolecte, et nous nous demandons s’il présente les mêmes défis à la traduction que le font les dialectes et les sociolectes plus « traditionnels ».

2) Abstrakt Dr Sarah Harchaoui, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Del 1: Données orales authentiques et hétérogènes : comment les traiter ?
En nous basant sur notre propre expérience lors de nos recherches de doctorat sur la langue norvégienne pour un lectorat français, il s’agira de nous intéresser à la retranscription et à la traduction de données orales issues de conversations entre pairs ou d’entretiens. Cette question est d’autant plus primordiale lorsque l’on analyse des conversations spontanées d’une autre langue, dans laquelle les locuteurs innovent en recourant à des emprunts, néologismes et « erreurs » grammaticales.

Del 2: Traduire du « norvégien kebab » vers le français. Quelles alternatives ?
Depuis une vingtaine d’années, il est reconnu qu’il existe une façon particulière de parler le norvégien, notamment dans les zones urbaines multiculturelles du pays. Caractérisée par des emprunts non européens, un débit rapide et une accentuation spécifique, cette variation de la langue était limitée aux pratiques orales jusqu’à ce que le roman écrit entièrement en « norvégien-kebab » « Alle utlendinger har lukka gardiner » soit publié. Comment traduire cette œuvre vers le français ? Cette question sera l’objet de notre intervention.

Arrangör/Organiser: Romling-forskningsnätverk
Webbadress/Webpage: www.su.se/romklass
Kontakt/Contact: Francoise Sullet-Nylander
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